02 mai 2008

J'avais promis d'écrire au moins une fois par mois sur ce blogue, alors allons-y pour les nouvelles de mai : j'en suis à la fin d'une session d'enseignement intense... Ce fut agréable, toutefois, même si les travaux littéraires ont dû être mis de côté.

Les négociations à propos de LA NUIT SOUPIRE QUAND ELLE S'ARRÊTE se poursuivent. Il reste un dernier point "litigieux" à régler. Souhaitons une entente à ce sujet : je pourrai alors dévoiler le nom de l'éditeur, qui souhaiterait faire paraître ce roman à l'automne 2008. J'aime beaucoup ce roman, radical, sans compromis. Il fut également très exigeant à produire sur le plan littéraire, car je le vois presque comme de la poésie en prose... pendant 400 pages !La revue QUÉBEC FRANÇAIS m'a commandé un texte pour un dossier à venir, "Littérature et musique". Ce sera l'occasion d'aborder certains mythes, comme Jeffrey Lee Pierce, Sky Saxon, Daniel Darc... J'ai également soumis quelque chose à la revue LE SABORD, sur le thème du "toucher" qui m'interpelle énormément : dimension essentielle de la vie, à donner et à recevoir comme un cadeau, avec intensité. Cela a donné un texte qui parle de l'île de Madère et d'éteindre le soleil en échange d'une étreinte éternelle.

Je suis en réflexion quant au titre de mon roman à paraître chez VENTS D'OUEST. Titre initial : COMME UN GOÛT D'AURORE SUR UNE IDÉE FIXE. On me propose ISARIELLE (nom du personnage principal). J'hésite encore. Des avis ?

Il faudrait aussi impérativement que je fasse quelque chose avec mon dernier roman LA MAISON AU FOND DE L'IMPASSE. Trop débordé par la fin de session, je le laisse s'empoussiérer ici sans même l'avoir soumis quelque part ! Mes lectures sont au point mort, à mon grand regret... Pas assez de temps. Cet été, je me promets de me ressourcer avec plusieurs des auteurs qui sont importants dans ma vie, André Héléna et ses personnages tragiques qui évoluent dans un univers battu par la pluie et la malchance, Gaston Leroux et sa poétique des phrases en italique, à propos duquel Jean Rollin avait tenté une expérience étonnante : placer, sur plusieurs vers successifs, toutes ces phrases en italique donne lieu à une poésie déconcertante. En effet, le presbytère n'a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat. Dans mes derniers ouvrages, j'ai d'ailleurs semé un peu partout des variations sur cette phrase à laquelle je pense souvent. Si d'aventure vous en voyez une déclinaison, vous pourrez sourire.(Clovis Trouille, La rue des enfants perdus)

4 commentaires:

S@hée a dit...

Ni un ni l'autre. Le premier est trop long et le second, trop court. Je propose de refondre:

Comme une idée fixe, Isarielle

ou

Isarielle, un goût d'aurore

Mon humble avis.

Ève-Marie a dit...

J'adore ta première idée, empreinte de poésie et tout à fait toi. Juste «Isarielle» me semble trop simple.

M a dit...

J'aime le premier, mais il est long.

Frédérick a dit...

Merci de vos commentaires.

Victor Hugo (était-ce lui ? je le cite de mémoire !) écrivait : "Cultive ce qu'on te reproche : c'est toi". On m'a déjà reproché (mais on aime aussi) mes titres alambiqués. Ils sont, d'une certaine façon, l'enseigne de mon musée baroque. Qui sait quel sera le titre final de ce livre ? Même moi, je l'ignore, à l'heure actuelle.

Au moins, cette chère "Isarielle" verra le jour, ce livre que plusieurs considèrent comme mon meilleur. Let's see...